DÉAMBULATIONS

Un lieu de contemplation de haute sophistication au sein de la forêt boréale. Une demeure qui se niche au cœur d'une forêt intacte située en bordure d'un lac privé, un endroit unique de communion avec la nature.

La Villa du Lac du Castor est une demeure accueillante, chaleureuse, repère d’artiste, d’écrivain, d’amoureux de la nature ou de gastronome hospitalier, elle récompense ses habitants d’un rare plaisir, celui de prendre le temps… peut-être un peu parce que cette maison impose sa seule règle: celle de la forêt qui impose son rythme, qui incite à la pratique de ces activités qui nous ramènent à l’essentiel. On n’y a d’autre choix que d’y faire son nid…

La relation harmonieuse qu’elle entretient avec son site est unique. La Villa est d'ailleurs la seule à jouir de la vue du lac. Ce nid est un gîte réconfortant au milieu du paysage toujours majestueux et prédominant; luxuriance du vert de l’été, couleurs et vents d’automne, blancheur et pureté de l’hiver ou odeurs et ruissellements du printemps. La résidence traversée par des troncs de pin gris asymétriques posés à l'intérieur comme à l'extérieur se fond à la forêt.

C’est d’ailleurs l’analyse attentive des composantes du milieu ainsi que le désir de marier la maison et le paysage qui a constitué les prémisses pour la conception de la Villa dont le revêtement extérieur est principalement composé de cèdre blanc non traité qui se patine avec le temps.

Située dans la province de Québec au Canada dans la région de la Mauricie, un vaste territoire parsemé de lacs et de forêts sauvages, la Villa est aux confins de la forêt boréale, la plus grande forêt du monde…

Entre une grande palissade (au nord-est) faisant allusion à la maison de bois rond traditionnelle et d’immenses fenêtres (sud-ouest) donnant sur le lac, on y déambule comme lors d’une balade en forêt. De plusieurs endroits, on y voit d’ailleurs la cime des arbres. Il n’est pas rare d’y voir des animaux. Toujours, on y voit les oiseaux. Leurs chants sont une trame de fond. Balade qui demeure toutefois confortable; car si l’hiver fouette au-dehors ou que la nuit est plus noire qu’à l’ordinaire, on s’y sent bien. L’omniprésence du bois donne à la demeure une chaleur qui apaise et la cheminée élancée qui est sise en son cœur inspire réconfort et protection. Au hasard des pièces, on a la surprise de découvrir une salle de bains en marbre blanc dont le principal décor est le passage des saisons, une cuisine en inox étincelant, l’une et l’autre insolites en ces lieux.

La Villa du Lac du Castor surprend par une combinaison de styles audacieuse qui demeure toujours sobre et mesurée. Comment décrire autrement cette suspension de luminaires contemporains qui éclairent un poêle à bois tout ce qu’il y a de plus authentique. Là où l’on s’attendrait à des lampes à l’huile, les YaYaHo d’Ingo Maurer traversent l’espace épuré sur de discrets fils de fer. Dans le même espace, on tamise les rayons du soleil avec des stores industriels qui surgissent du plafond en fonction des besoins du moment. Le rideau se lève alors sur la pureté des éléments naturels ; un spectacle qui invite à faire abstraction des raffinements architecturaux en nous rappelant au contact intime qu’il est alors possible d’entretenir avec la forêt.

La Villa se décompose en quatre volumes de différentes hauteurs et largeurs qui proposent des ouvertures variées sur les différents points de vue du site; le chemin d’accès, le jardin et le potager, le lac et son île, la forêt, une petite baie et un peu plus loin, une rivière dont on peut entendre le ruissellement. Les espaces de vie sont alignés en bordure de l'eau et se prolongent en été par une galerie grillagée.

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